Patience.


Les oiseaux sont passés un soir blanc de septembre.
En les accompagnant, j'aurais connu l'amour.
J'ai préféré tirer les rideaux de la chambre
Et me remettre au lit pour clore nos discours.


Un à un, tes reproches ont régenté mon âme
Et que dire à quelqu'un qui a cent fois raison ?
Quand la sagesse obscure a remplacé la femme,
L'esprit du voyageur se retrouve en prison.


Malgré ce mauvais temps, je suis resté fidèle
A la fée inquiète qui s'insurge et s'aigrit,
Persuadée à tort que je me moque d'elle.


Un orage ne peut abattre une hirondelle.
Sans doute, ajourne-t-il son envol de l'abri ?
Il en faut davantage pour lui rogner les ailes.

# Posté le jeudi 07 août 2008 14:48

Haïku... pour rien (11)

Haïku... pour rien (11)




L'abeille se pose
Sur le miroir de ton âme

Indélicatesse

# Posté le jeudi 07 août 2008 19:57

2: ENFANT - Mes petites phrases, celles qui m'aident à avancer (2)...

2: ENFANT - Mes petites phrases, celles qui m'aident à avancer (2)...
Le plus dur, quand on vieillit, c'est de rester enfant.

Les yeux des enfants éclairent ce monde en danger.
Dans le regard d'un enfant on peut lire tout ce que l'homme oublie de vérité.
L'enfant est comme l'Etoile Polaire, il nous aide à ne pas perdre le Nord.

Celui qui fait cas du sourire d'unenfant se libère de la cupidité.
Aider un enfant participe à la guérison du monde.
Les sentiments intimes d'un enfant demeurent intouchables. Malheur à celui qui les pervertit !

Si son c½ur est fort, jamais un enfant ne se noiera dans ses larmes.
Les larmes d'un enfant libèrent une source féconde.

L'enfant qui aime à ses dépens souffre de langueur et il s'épuise en vain.
L'enfant qui veut grandir trop vite compromet son avenir.

L'enfant apprend, l'adolescent croit savoir, l'homme mûr ne se pose plus de questions et le vieillard oublie... La vie est ainsi faite qu'à chaque étape, l'homme est un ignorant.

L'enfance est un voyage trop vite oublié.

# Posté le samedi 09 août 2008 07:05

Les enfants meurent aussi (8)

Les enfants meurent aussi (8)


Île de devenir


Ne cherche pas, Petite, à espérer des rois...
Ils ne sont pas nombreux qui veulent revenir
Aux hiers de demain... aux secrets du menhir.



Ne cherche pas, Petite, à courir vers les hommes...
Même s'ils ont des regrets en regardant le monde
Qu'ils ont cousu de fer, et que tu vois : immonde !

Ne cherche pas, Petite, à entrer dans ce piège,
N'attends nulle faveur... que daigne s'arrêter
Ce manège sans c½ur dont tu dois hériter.

Ne cherche pas, Petite, à brandir une chance.
Déjà tu es coupable à leurs yeux de vieillards...
Tes pères ont des balances et leurs dieux sont pillards.

Ne cherche pas, Petite, à séduire une étoile
Qui ne peut qu'éblouir le bleu de tes prunelles
Et infecter ton sang d'une amitié mortelle.

Ne cherche pas, Petite, à défendre ton père.
Il ne sait que t'aimer et n'ose pas te dire
Qu'il faut ici te taire et ne jamais maudire.

Ne cherche plus, Petite... Retourne dans ce ventre.
Tu étais à l'abri. Ne le sentais-tu pas ?
Tu étais si vivante... Là, tu cours au trépas.

Je veux te prévenir car tu n'as pas méfait.
Le droit de vie, tu l'as, et ce, plus que personne.
Ils t'étouffent déjà, mais toi... tu leur pardonnes...


A Audrey


# Posté le dimanche 24 août 2008 20:07

Modifié le dimanche 24 août 2008 20:17

Haïku... pour rien (12)

Haïku... pour rien (12)



Tu croques une pomme

Un ver loge dans le fruit

Terrible méprise

# Posté le dimanche 24 août 2008 20:32

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 10:36