Héros malgré tout.
Les héros t'ont donné tant de raisons de vivre
A toi l'enfant malade, endurant le martyr.
Toi, tu ne pouvais ni les aider ni les suivre
Mais tu les approuvais en les voyant partir.
Pendant que la camarde escaladait ton lit,
Tu lisais tant et plus les exploits fantastiques
Des chevaliers de c½ur effaçant de leurs piques
Les dragons, les démons, les fauteurs de conflits...
Tandis qu'elle venait au plus près de ta bouche,
Tu pensais haut et clair aux espoirs du vaincu
Qui, fort de son honneur, souhaite, frêle mouche,
Qu'un preux guerrier lui offre un bras et un écu...
Maintenant qu'elle est là, au bord de ton esprit,
Tu appelles, tu geins et personne n'écoute.
Te voilà un héros, la mort est sur ta route...
Tu n'en reviendras pas. Au piège, tu es pris.